Approches biologiques de l'autisme
Cet article n'est pas récent, mais il reste d'actualité.
INFOS MEDICALES>>pathologies - source : http://www.hyperactif.net/
Article paru dans la revue RIVAROL :
La société industrielle est elle responsable ?
N'étant pas une revue médicale, RIVAROL ne saurait se substituer à ceux dont l'épidémiologie est la vocation. Mais il est, depuis plus de cinquante ans, une vigie qui, sans relâche, met en garde contre les dérives d'une société égarée par l'insolente certitude de son excellence et maintenue dans cet esprit par les puissances qui la tiennent asservie.
Parmi celles-ci, le système qui, paré des oripeaux de la science la plus académique, fait silence sur le sort tragique de dizaines de milliers d'enfants occidentaux. S'il faut parler de " théorie du complot ", elle est là, bien réelle. Et d'autant plus cynique lorsqu'on observe l'omniprésence dans les media d'études de maladies et pandémies telles que le cancer, le sida, les allergies, l'artériosclérose, objets d'innombrables débats. Sans que jamais soient évoquées les raisons qui mènent à ces états. Ce qui intéresse, c'est la thérapeutique. Le médicament. Le traitement. Comme si, en somme, la maladie n'avait d'autre fonction que commerciale.
Or d'innombrables associations (1), auxquelles on donne rarement la parole, après des diagnostics corrects, se sont constituées pour dénoncer, dans les fondements mêmes de cette société, la plupart des causes des grandes pandémies qui tuent ou handicapent des millions d'individus.
Ainsi les 23 et 24 mars 2002 (2) s'est tenu à la faculté de Médecine de Paris un très important colloque consacré aux " Approches biologiques de l'autisme ". Des intervenants d'une grande qualité, internationalement reconnus parmi les meilleurs dans leur discipline - les Pr William Shaw, Karl Reichert, Alain Rimbault, Andrew Wakefield, Andrea Pellicia, Karoly Horvath, présentèrent des rapports dont le caractère, en effet, explique largement le silence dans lequel les media ont tenu ce symposium. Une discrétion d'autant plus surprenante que tous les conférenciers mirent en exergue, parmi les causes principales du développement exponentiel de l'autisme, non pas seulement des caractères génétiques avérés mais une incidence dramatique de causes environnementalistes.
Toxicité de l'alimentation industrielle
Le point de départ de la controverse repose en effet sur quelques chiffres alarmants. Une enquête califorienne de 1999 portant sur les années 1987/1998, situait l'augmentation des cas d'autisme entre 273 à 346 %. Le Dr Bernard Rimland après avoir analysé une douzaine d'étude réalisées avant 1988 (4,5 cas pour 10 000 naissances) aux Etats-Unis et en Grande Bretagne, constatait, lui, que dix ans plus tard les chiffres étaient multipliés par dix ou quinze (58 à 67 cas pour 10 000). En France, où on ne dispose pas de statistiques officielles, une augmentation variant entre 500 et 1000 % ne parait pas exagérée. Devant l'ampleur du problème, l'excuse de la multiplication des tests ne suffit plus. Et il n'est pas convenable de se retrancher derrière la génétique, même si celle-ci est fondamentale en l'espèce.
On a en effet déterminé avec précision les causes déclenchant principales de cette extension subite de l'autisme et de l'hyperactivité qui souvent en est le signe précurseur. Ce sont le gluten - dont la maladie coeliaque est un effet connu de longue date - et la caséine du lait. L'un et l'autre contiennent des peptides dangereux, proches des drogues opiacées, la glutéomorphine pour le blé, la caséomorphine pour le lait. " Le syndrome cardinal de l'autisme, dit le Pr Reichert, est l'indifférence sociale et l'attitude distante que pourraient expliquer les gliadinomorphines, glutemorphines, deltorphines, dermorphines, toutes substances opioïdes retrouvées dans les urines d'autistes. "
Sans doute a-t-on décelé de très anciens liens génétiques. Et observé que, en dépit de plusieurs millénaires de mutations, n'est probablement pas encore achevé le processus de sélection des organismes capables de résister à un régime alimentaire qui, au néolithique, substitua brutalement à la nourriture du chasseur-cueilleur celle de l'agriculteur-éleveur. Les plus fortes proportions d'autistes se trouvent en Occident, dans certaines régions d'Irlande qui furent les dernières colonisées par les agriculteurs. Et l'on sait que maladies cœliaques et autisme étaient inexistants en Extrême-Orient et en Afrique où de temps immémoriaux étaient consommés le riz, le millet, ou l'avoine dont le gluten n'est pas toxique. L¹arrêt de la consommation de gluten de blé dans les cas de maladie cœliaque est immédiatement suivi de rémission et, dans les cas d'autisme, les résultats sont spectaculaires s'ils se révèlent insuffisants. Mais voilà: le gluten est une des bases de l'alimentation industrielle. Des " régimes sans gluten " commencent certes à apparaître mais ils sont d'autant plus onéreux qu'ils doivent être poursuivis tout au long de sa vie par le patient et qu'ils sont peu remboursés par les caisses sociales.
L¹arabinose, autre facteur déclenchant de l'autisme - et provoquée par la présence d'une levure appelée "candida" -, se retrouve jusqu'à 50 fois la dose tolérable chez certains enfants autistes. Les antibiotiques, utilisés massivement dans les cas d'otites infantiles, sont aussi responsables de l'apparition de symptômes autistiques: aphasie, hyperactivité, insomnies, perte du contact visuel.
Métaux lourds et vaccins
Si on peut aisément détecter les empoisonnements alimentaires conduisant à l¹autisme ‹ troubles du sommeil, douleurs gastro-intestinales, coliques, balancements poinqs fermés, automutilations, crises de colère, etc. ‹ il n'en va pas de même pour les métaux lourds.
La toxicité des amalgames dentaires contenant du mercure est cependant avérée. Ainsi que la transmission de celui-ci de la mère au foetus. Les Drs Montain et Downing présentèrent des travaux d'une grande précision et qui ne laissent plus la moindre place au doute : l'absorption de métaux lourds en général, composants omniprésents de la vie quotidienne moderne - plomb, antimoine (agent retardant de combustion dans les matelas d'enfants ), aluminium, organophosphorés, organochlorés, PCB ou PBB ( agents retardant de combustion) - est à l'origine de l'expansion de nombre de "nouvelles" maladies.
Le Dr Damien Downing, notamment directeur du Journal of Nutritional and Environnmental Medecine de Londres, attira l'attention des participants sur la présence dans de nombreux vaccins, sous la forme d'un conservateur appelé thiomersal ou thimérosal, de fortes doses de mercure. Il rejoignait ainsi le point de vue du médecin toulousain Eric Ménat. Pour celui-ci, la part de la génétique dans les maladies autistiques n'est pas douteuse ‹ HLA DR7 et surtout DQ2. Mais cela ne suffit pas. Il reste à définir quels sont les facteurs déclencheurs. Outre des protéines absorbées avec le gluten ou la caséine, par exemple, incompatibles avec de tels caractères génétiques, les pollutions toxiques environnementales. Mais aussi insiste-t-il, les vaccins.
Les effets néfastes sur certains patients ne lui ont pas échappé. Nombre de phénomènes allergiques ou auto-immunes ont été observés après vaccination au BCG ou contre l'hépatite B. Des séropositifs du HIV ont vu leur charge virale fortement augmenter à la suite d'un vaccin. En sorte que, dit-il " si l'autisme présente une étiologie auto-immune - et il le démontra - il serait logique que certains vaccins puissent être facteurs déclenchant ou d'aggravation de la maladie. "
Le Dr Andrew Wakefield est plus direct. Il voit un effet nocif des vaccins ROR ‹ rougeole-oreillons-rubéole ‹ et comme certains chercheurs, notamment suédois, constate avec leur introduction la suppression " du rôle immunitaire important joué par la rougeole au plan du développement précoce de l'immunité."
Ces dernières considérations sont de la plus grande importance à une époque où la puissance des media et de l'Etat sont mis au service de campagnes frénétiques de vaccinations tous azimuts présentées comme inoffensives. Commencent enfin à se faire entendre les voix, jusqu'ici dénoncées comme sectaires, qui depuis des dizaines d'années en exposent les méfaits, surtout chez les nourrissons et les jeunes enfants ‹ notamment lorsqu'il y a présence, comme dans les vaccins contre la méningite ou anti-diphtériques, d'hydroxyde d'aluminium. Or ces campagnes n'ont de valeur, aux yeux mêmes de leurs promoteurs, qu'à la condition de ~couvrir" 95 % de la population. Dès lors, la reconnaissance des dangers qu'elles pourraient représenter pour une partie de cette population ‹ et son exclusion consentie ‹ remet en cause leur justification. Ce serait alors un terrible revers pour les cartels médico-pharmaceutiques. Ce le serait également pour l'ensemble de l'idéologie moderniste et progressiste. Laquelle est directement interpellée par l'explosion de la pandémie autiste, ce qui explique le silence des media autour d'une tragédie emblématique de cette idéologie. De la nourriture industrielle à la dissémination massive et permanente des métaux lourds et des intoxications chimiques, jusqu'aux vaccinations aveugles, c'est en effet toute cette société devenue folle qui est mise en accusation par quelques dizaines de milliers de petites victimes au regard figé dont on veut à toute force nous faire croire que le malheur était inscrit dans leurs gènes.René BLANC.
(1) Contact: Mme Elke Arod - Association "Hyperactif-autiste" CH-1247 Anières
Tél : +41 022/751-20-36 Fax +41 0221751-35-36 -
(2) Le 23 et 24 novembre 2002, 1 500 personnes, pour la plupart parents d'enfants autistes, étaient réunis à la Mutualité, en présence de Marie-Thérèse Boisseau, secrétaire d'Etat aux Handicapés, sur le thème de " l'Autisme et la Communication ". Dans l'indifférence des media.
